Informations Générales
Mémorial d'Ermida 
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  • Nom: Mémorial d'Ermida
  • Typologie: Monument Funéraire
  • Classement: Monument National, en vertu du décret 16-06-1910, DG 136 du 23 juin 1910
  • Commune: Penafiel
  • Horaire de Visite: Libre 
  • Prix d'Entrée: Gratuit   
  • Services de Soutien:
  • Téléphone: +351 255 810 706 / +351 918 116 488 
  • Télécopie: +351 255 810 709 
  • Courrier Électronique: rotadoromanico@valsousa.pt  
  • Site Web: www.rotadoromanico.com 
  • Localisation:
    Lugar da Ermida, Irivo, Penafiel, Porto.
  • Coordonnées Géographiques: 41° 10' 10.360" N / 8° 19' 48.594" O 
Histoire
Histoire
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Mémorial d'ErmidaLes caractéristiques du style d'ornementation utilisé dans la construction de ce monument indiquent qu'il date du milieu du XIIIe siècle.

C'est ce que semblent indiquer les feuillages taillés en chanfrein, une technique employée par l'atelier des maçons qui, à l'époque, travaillaient sur le chantier du Monastère du Sauveur de Paço de Sousa.

Personnalités Historiques
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Princess Mafalda
Princess MafaldaLa princesse Mafalda (1195-1256) était la fille du roi  Sancho I et de Dulce d'Aragon et la petite-fille du roi Afonso Henriques. Elle fut donnée en mariage à
Henri I de Castille, qui décéda deux ans plus tard. Elle retourna au Portugal pour s'installer au Monastère d'Arouca. Son corps intact y demeure toujours.

La relation que la princesse  Mafalda avait avec la région de Tâmega et Sousa se doit à la confiance que le roi  Sancho faisait à la famille des Ribadouro, remettant l'éducation de sa fille légitime à Urraca Viegas, l'une des filles d'Egas Moniz.









D. Sancho I
D. Sancho I
Le roi Sancho I du Portugal (Coimbra, le 11 novembre 1154 - Coimbra, le 26 mars 1211) fut surnommé "Le fondateur", en raison de la manière comment il encouragea le peuplement du territoire, notamment par la fondation des villes de Guarda (1199), Gouveia (1186), Covilhã (1186), Viseu (1187) et Bragança (1187), en ayant recours aux immigrants de la Flandre et de Bourgogne. Armé chevalier par son père, le roi Afonso Henriques, il assuma la direction du royaume à 18 ans, en 1172, après un accident qui blessa gravement le roi pendant la bataille de Badajoz, en 1169.

Encore prince, il mena une campagne d'offensive militaire en Andalousie (1178), ce qui lui valut le soutien des portugais et de son père. En réponse à cela, les almohades effectuèrent plusieurs incursions entre 1179 et 1184, tandis que la région de Léon reprit également ses hostilités contre le Portugal.

Acclamé roi le 9 décembre 1185,  Sancho profita du décès du roi de Léon, de l'absence du sultan du Maroc en Afrique et du soutien d'une armée de croisés pour lancer une nouvelle offensive contre les almohades. Après la conquête de l'Algarve, il commença à porter le titre de roi du Portugal et de l'Algarve.

Le roi portugais fut responsable de la restauration des finances du royaume et de la promotion de la culture au Portugal et à l'étranger.



Urraca Viegas
Elle est née vers 1130 et elle est la fille d'Egas Moniz et de Teresa Afonso, de la famille des Ribadouro. Étant la patronne du Monastère du Saint-Sauveur de Tuías, à Marco de Canaveses, elle fut la tutrice de la princesse Mafalda, la fille du roi Sancho I et la petite-fille du roi Afonso Henriques, et elle l'éleva comme si elle était sa fille, lui laissant, en 1199, une partie considérable de ses biens.

Légendes et Curiosités
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Selon la légende, les mémoriaux d'Ermida, Sobrado, Arouca, Alpendorada et Lordelo auraient été érigés pour marquer les points d'arrêt du cortège funèbre de la princesse Mafalda, la fille du roi Sancho I et la petite-fille du roi Afonso Henriques, décédée lors de son retour d'une vénération à l'image de Notre-Dame de Silva, de sa dévotion, à la cathédrale de Porto. 

Le décès serait survenu à Rio Tinto, le 1er mai 1257. Le voyage du transfert de son corps se termina au Monastère d'Arouca, qu'elle aida à réformer, et où elle fut enterrée.

Monastère d'Arouca

Dans tout le pays, il ne reste plus que six exemplaires de ce type de monument funéraire qui, selon certains experts, serait exclusif du Portugal.

Leur fonction, qui n'est pas encore bien définie, serait liée au placement de tombeaux, à l'évocation de la mémoire du défunt ou au passage de cortèges funèbres.

Le Mémorial d'Ermida se trouvait initialement près de la vieille route qui, venant de Porto, traversait la paroisse de Paço de Sousa.

Les transformations du réseau routier au début du XXe siècle ont mené au déplacement du monument.

Chronologie
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XIIIe siècle - Édification d'origine ;

1940 (pendant cette décennie) - Travaux de restauration ;

1960 - Clôture des terrains privés autour du monument par le propriétaire, empêchant son accès et en violation de la zone de protection du Mémorial ;

1998 - Intégration du Mémorial d'Ermida à la Route du Roman de Vale do Sousa ;

2005 - Travaux de conservation générale du bâtiment et du contexte environnant dans le cadre du projet Route du Roman de Vale do Sousa ;

2012-2013 - Installation d'un système d'arrosage automatique dans les environs du Mémorial et réduction des barrières architecturales d'accès, dans le cadre du projet de la Route du Roman.

Travaux Spéciaux
Architecture
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Ce monument est un exemple de l'architecture funéraire romane, composé d'un mémorial de socle rectangulaire avec quatre assises de pierres de taille en granit, avec une base, la dernière étant décorée d'une rainure qui entoure la plate-forme sur laquelle s'élève un mur avec un arc brisé, encadré d'un bord tore et d'une décoration de boulets.

Le tout est surmonté d'une corniche avec une frise décorative phytomorphe, couronnée de bords prismatiques sculptés en chanfrein. Sous la voûte se trouve une pierre tombale, dépourvue de décoration, n'ayant qu'un simple tore en relief qui l'entoure et qui se prolonge sur le sommet. La pierre repose sur deux blocs, avec de petites colonnes sculptées, qui présentent des chapiteaux avec des visages humains grossièrement modelés. Le monument est entouré d'une base composée de dalles en granit.

Il n'existe que six exemplaires connus de ce type de construction de monument funéraire. Celui-ci repose sur une base en pierre rectangulaire où la cavité sépulcrale fut ouverte. Selon les experts, il s'agirait d'une sépulture anthropomorphique.

La frise qui couronne la partie supérieure du monument a des feuilles sculptées en chanfrein, une technique de l'atelier des maçons qui, au milieu du XIIIe siècle, travaillaient au Monastère du Sauveur de Paço de Sousa, à Penafiel. Ces caractéristiques de style suggèrent que sa construction date du milieu du XIIIe siècle.

Contexte Environnant
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L'Étude d'Amélioration et de Préservation des Espaces Environnants des Monuments de la Route du Roman de Vale do Sousa, définit les lignes directrices et d'encadrement concernant la préparation subséquente des projets techniques d'exécution ainsi que les travaux inhérents d'amélioration et de préservation des espaces environnants des monuments. Cette Étude énonce les contraintes jugées les plus pertinentes en termes de préservation et d'aménagement des espaces environnants de ces bâtiments.
  
L'objectif de l'Étude est de préserver le contexte dans lequel ces monuments sont insérés, notamment à travers l'intégration des contraintes dans des dispositifs légaux - tels que des Zonas Especiais de Proteção [Zones Spéciales de Protection] - pour limiter les interventions urbaines qui puissent mettre en danger l'intégrité de l'espace environnant.

Contexte environnant du Mémorial d'Ermida

De même, des zones d'action et d'intervention de portée générale, dont il faut tenir compte dans le contexte environnant, ont été définies, afin d'étendre l'aménagement du territoire à une zone plus vaste, permettant ainsi une meilleure circulation des touristes dans la région.

Enfin, l'Étude a défini les interventions prioritaires dans les espaces environnants des monuments, afin de permettre la consolidation des territoires et, simultanément, de rectifier et/ou de créer des structures et des infrastructures de soutien.

L'Étude indique que le rond-point, prévu pour l'intersection de la route N106-3 avec la route 593, devra être correctement intégré dans le projet qui a été défini pour le bâtiment, notamment avec la construction de trottoirs le long de ces voies, la normalisation des arrêts de bus et la révision du positionnement et de l'efficacité de l'éclairage public.

Le poste de transformation d'énergie est considéré un élément négatif, avec une présence agressive, l'étude proposant qu'il soit retiré ou soumis à une intervention profonde.

Il faudra protéger et préserver les petits bois à proximité du Mémorial et prévoir tout impact qui puisse advenir de l'urbanisation émergeant le long de la route N106-3, ainsi qu'un trottoir jusqu'au monument.

L'Étude propose encore que les terres agricoles autour du bâtiment soient protégées, pour la promotion et la consolidation de cette unité de paysage positif.

La station service qui se trouve près du bâtiment   devra être repensée et soumise à une amélioration esthétique.

Récupération et Amélioration
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Pour protéger le monument contre l'activité de colonisation biologique et de la végétation, on a procédé à l'application d'une solution à deux ou trois pour cent de biocide, formulé à partir d'ammonium quaternaire, qui fut soigneusement pulvérisé sur les surfaces et en trois couches.

Récupération et amélioration du Mémorial d'Ermida

Les zones plus friables ou présentant des signes de dégradation active des matériaux granulaires ont reçu un traitement de consolidation préalable, par imprégnation d'un agent constitué de composés organiques à base de silicium et à faible poids moléculaire. 

Récupération et amélioration du Mémorial d'Ermida

Les procédures de nettoyage de la surface ont eu lieu en deux phases : une première par brossage à sec, avec la collecte de tous les dépôts, et une seconde humide, en appliquant de l'eau nébulisée avec des cycles de brossage. Les joints ont été nettoyés par retrait mécanique du mortier détérioré ou de nature inappropriée, en enlevant également les racines et la terre.

Récupération et amélioration du Mémorial d'Ermida

Les joints ont été comblés avec un mortier composé d'un mélange de chaux aérienne hydratée et d'un liant hydraulique, en proportions égales. Pour les zones qui se dégradaient ou à faible résistance mécanique, on a procédé à leur consolidation à travers des composés organiques à base de silicium et à faible poids moléculaire. Enfin, on a appliqué sur toutes les surfaces un produit hydrofuge qui permet les échanges gazeux.

Galerie
En Savoir Plus
Bibliographie

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BARROCA, Mário Jorge – Necrópoles e sepulturas medievais de Entre-Douro-e-Minho. Porto: Faculdade de Letras da Universidade do Porto, 1987.

BARROS, João de – Geografia d’Entre Douro e Minho e Trás-os-Montes. Porto: Biblioteca Pública Municipal do Porto, 1919. Manuscrito original de 1549.

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FERNANDES, Almeida – “Toponímia taroucense”. Beira Alta. Viseu: Assembleia Distrital de Viseu. Vol. XLII, nº 1 (1983).

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ROSAS, Lúcia (coord.) – Românico do Vale do Sousa. Lousada: Comunidade Urbana do Vale do Sousa, 2008.

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VASCONCELOS, Adriano M. Strecht de – Lendas e tradições de Castelo de Paiva: poemetos. Porto: Gráficos Reunidos, 1981.

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